Trans-génération par Olivier Pince Mercredi 6 mai 2009 Rodilhan Manade Hervas
Les photos d'Anaïs Pescador... un grand merci à "Pomponnette" !!!
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Les photos de Julien sont arrivées !!!
Mais où était donc cette satanée lance à incendie destinée à l’arrosage de la piste ? Au bout de quelques foulées à peine, nous savions que nous finirions l’après-midi avec trois épaisseurs de fond de tain… poussiéreux. Peu importe, finalement, il aura bien fallu s’adapter. Dans les arènes de Rodilhan, la manade Hervas nous a fourni son premier lot de l’année. François, le manadier, a mené neuf taureaux de cinq ans, des quatrens et des ternens, « neufs » pour la plupart, aux comportements divers… braves, vaillants, sauteurs, sérieux, dangereux, spectaculaires… et parfois un mélange de tout ça. Bref, il y en a eu pour tous les goûts… Cette course à connu ses moments forts, brillants, émotionnants… Et d’autres plus feutrés pour ne pas dire « vide », il faut bien le dire. Probablement, les élèves ont-ils étaient impressionnés par la grande taille de certains bestiaux. En attendant, cela à susciter de façon sporadique l’énervement du « coach », Claude Dumas. Le premier coup dur de la saison nous vient du talentueux gaucher, Ludovic Garcia, qui s’est fait une entorse de la cheville, avant la mi-course. Ne connaissant pas la gravité de sa blessure, personnellement et bien entendu au nom du « staff », je lui souhaite un très bon et rapide rétablissement en espérant de tout cœur le revoir au plus vite en piste. Rémy Ibarra, technique, rasète toujours aussi proprement. Rémi Grongnet donne à voir beaucoup de qualités, même s’il fut parfois hésitant. Quand les taureaux se tiennent beaucoup, son réflexe endémique d’ « arrondir » un peu trop son raset a tendance à refaire surface et, par conséquent, l’empêche d’aller à leur tête. Ça reste généralement positif, mais penses-y. Joseph Grégoire, porté par son prix Saint Rémois, réalise pour ma part sa meilleure prestation depuis le début de l’année dans le cadre des courses de l’école. Sans étouffer les taureaux, il a su se donner la confiance nécessaire pour aller toucher les taureaux dans des rasets bien dessinés. Bravo. Ne te relâche pas ! Kamel Mohamed a connu de bons passages et a su par instants s’autonomiser. Julien Boulouis n’assume pas son statut d’élève et fait de la figuration en piste. Du moins pour l’instant. J’espère qu’il a compris maintenant pourquoi Claude ne le convoquait pas régulièrement. Bouge-toi !!! Florent Julien, bien que volontaire, montre encore ses limites, Anthony Riffard essaye indéfiniment, Pascal Aime commence à se lancer, Florian Hébrard s’affine et fait preuve de toujours plus de culot, ainsi que Maxime Méjean ou bien encore Clément Collavoli. Je remercie également notre stagiaire fédéral, Yannick Pérez, d’avoir soutenu les droitiers grâce à son expérience et à son abattage. A présent, mes deux coups de cœurs… Mon premier va à Jonathan Dayre, dit« Toto », qui, en trois courses seulement semble être revenu au niveau qui était le sien, avant qu’on ne lui ait offert l’opportunité de passer en « cornes nues ».
Son engament est total. De plus, il fait le spectacle. Après s’être fait surprendre par une anticipation sèche d’un des taureaux portant des cuirs… si quelqu’un connait son numéro, qu’il n’hésite pas à le faire savoir… Même en posant la main sur le frontal, l’animal poussait trop fort et les barrières étaient encore trop loin pour que cela se finisse sans encombre. Jonathan perd l’équilibre, se fait bousculer, malmener, piétiner… la bête ne voyant que lui. Le moral intact, il se relève, souriant, un peu cabossé mais sans plus. N’écoutant que son courage ou son « caludisme », ce qui n’est pas la même chose, il va lui faire faire encore quatre ou cinq rasets, tous terminés aux bois.

Jonathan Dayre en situation inconfortable, a subi les foudres du biòu !!!

Ni une, ni deux, "Toto" revient, encore plus fort !!!
Autant vous dire que cette anecdote brosse la réalité que fut sa prestation d’ensemble on ne peut plus satisfaisante.
Mon deuxième n’ira pas à un élève, actuel ou ancien, mais à une ancienne gloire du crochet, vainqueur notamment du Trophée de l’Avenir en 1991, et de très nombreuses autres récompenses, Clairette d’Or chez lui à Bellegarde, Saint Roch aux Paluds-de-Noves, et tellement d’autres !!!
En effet, prés de huit ans après sa despédida, c’est non sans une certaine émotion, en tout cas pour moi, que l’on a pu revoir en piste Monsieur Laurent Guérin recouvrir ses élans de jeunesse, l’espace de sept ou huit rasets fortement conclus pour certains d’entre eux.

La valeur n'est pas atteinte par le nombre des années !!!
Et tous à la tête, s’il vous plaît !!!
Comme quoi entre quinze et quarante ans passés, le plaisir de raseter les taureaux est le même.
Tant que les jambes et surtout la tête le peuvent encore, pourquoi se priver de cette sensation unique ?
Ben oui, empêchez-les un peu, pour voir !!!
A bientôt.
2. Garcia .Ludovic Le 08/05/2009 à 21:41