Kevin Marquis
Montfrin 19 juillet 2008
Course de Ligue - Manades Lagarde et Cavallini
1er 308 (Lagarde) - 2ème 313 (Cavallini) - 3ème 322 (Lagarde) - 4ème 412 (Cavallini)
5ème 316 (Cavallini) - 6ème 416 (Lagarde) - 7ème 406 (Cavallini) - 8ème 428 (Lagarde)
Raseteurs : Alarcon, Oufdil, Cano, Marquis, Santelli, Gauthier
Tourneurs : Duran, Martinez
La course a commencé avec environ quarante minutes de retard à cause de l’ambulance qui n’arrivait plus à se dépêtrer de la « vote » remoulinoise. Mais cela fut très vite relégué au rang de détail insignifiant lorsqu’on a vécu ce qu’il s’est passé par la suite.
En effet, nous avons vraiment passé un excellent après-midi ! Nous ne nous sommes pas ennuyés une minute. Les deux manadiers ont menés chacun un bétail pourvu de beaucoup de vaillance, de rapidité, de méchanceté et sachant aussi nous offrir du grand spectacle.
Et que dire de l’excellent travail des stagiaires, qui, à un moment donné se sont retrouvés plus que quatre - tous droitiers ! - après la sortie de notre raseteur issu de l’école de Bouillargues, Kévin Marquis, ainsi que Loïc Alarcon.
Dommage, car l’un comme l’autre travaillèrent assidûment.
Hicham Oufdil fit une démonstration en affrontant tous les taureaux dans leur terrain. Il possède un sens du raset tout simplement inné ; un raset très rectiligne, toujours droit à la tête. Il a attaqué tous les taureaux, avec ou sans tourneur. Aucun bioù ne l’a rebuté. D’un calme olympien, il fut impressionnant de facilité, de style et… d’adresse. On peut dire qu’il a fait ses vendanges ! C’est un garçon très prometteur.
Gauthier le seconde à la perfection. Il fut très volontaire, téméraire, appliqué et efficace. Moins constants, Cano et Santelli s’en tirent aussi avec les honneurs, en faisant tout ce qu’ils ont pu.
L’air de Carmen fut joué à l’issu de cette très belle course… c’était la moindre des choses !

Le N° 313 de Cavallini sur Kevin Marquis
1 – 308 (Lagarde). Il se déplace beaucoup, surtout en début de course. Très vaillant, il répond avec vigueur à toutes les sollicitations des raseteurs. Dommage qu’il ait trop tendance à lâcher le raset après l’encontre. Méchant, il cherche à attraper l’homme ; que ce soit après l’homme en se jetant derrière lui après le raset, sur Oufdil, ce qui est une bonne chose, ou en sautant seul, ça l’est beaucoup moins. Prestation correcte cependant.

Départ de la poursuite du N° 313 de Cavallini sur Kevin Marquis
2 – 313 (Cavallini). Doté d’une très bonne tenue de piste, il vient plutôt bien sur le raset, avec parfois un peu de retard. Même s’il semble ralentir le rythme dans la seconde partie de sa course, il peut surprendre par quelques fortes enfermées poussées jusqu’à la barrière. Notre « Kéké » en fera les frais en se faisant coincer la jambe au niveau du tibia. A priori sans gravité. En attendant, il n’a pas pu reprendre à raseter.

Poursuite serrée du N° 313 de Cavallini sur Kevin Marquis
3 – 322 (Lagarde). Avec une tenue de piste assez aléatoire, cet « unicorne » se prend au jeu des hommes avec une rapidité imprégnée d’une anticipation non négligeable. En dépit de quelques belles enfermées, il a eu beaucoup tendance à quitter le raset pendant sa prestation. Cela dit, il est parvenu à s’améliorer nettement en fin de course.

Le N° 313 de Cavallini coince la jambe de Kevin Marquis à la planche
4 – 412 (Cavallini). Sauteur, il fut néanmoins plaisant. Se tenant assez régulièrement dans le terrain des planches, il enchaîne de très bonnes séries de rasets à l’issue desquelles il peut sauter derrière l’homme.
5 – 316 (Cavallini). De belle stature, il effectue une course lui aussi plaisante répondant bien à tous les rasets sans accélérer outre mesure. Toutefois, il ne permet pas la faute. Preuve en est, Loïc Alarcon se fait surprendre en allongeant dangereusement un raset sur lequel il était trop court. Se faisant mal en basculant acrobatiquement à la barrière, lui non plus ne reviendra pas en piste.
6 – 416 (Lagarde). Avec désormais quatre raseteurs en piste, la pression fut logiquement moindre sur les taureaux. De plus, d’entrée, celui-là se jette jusqu’aux gradins derrière le tourneur Dany Martinez. Les hommes calculent. Avec une grande abnégation, Oufdil l’entreprend bien en lui levant la cocarde, suivi après par Gautier. De grosses actions agrémentèrent son émotionnante prestation.
7 – 406 (Cavallini). Lui aussi se jette d’entrée derrière Dany Martinez. En conséquence, par la suite, il prendra des rasets au compte goutte. Comme toujours, Oufdil est aux avant postes. Ce dernier lève notamment sa cocarde en lui faisant réaliser une splendide action très haut au dessus des barrières. D’autres envolées, toutes aussi spectaculaires, viendront embellir sa prestation.
8 – 428 (Lagarde). Pour finir, encore un qui a tendance à se jeter aux tubes. L’impressionnant Oufdil l’attaque très vite, arrêté. Il se ballade souvent en contre-piste. Gauthier saura se mettre au diapason pour finir la course en beauté, grâce à plusieurs enfermées de grandes envergures.
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