A Bouillargues, qui ne connaît pas Fred, n’est pas bouillarguais… seuls les ermites et les tortues en pleine hibernation peuvent l’avoir loupé… et encore, si Fred s’était rendu compte qu’il manquait quelqu’un à l’appel, il serait allé déloger ces immondes dormeurs !!!
Notre ami Jacques Méjean, célèbre chanteur populaire bouillarguais, devra bientôt adapter sa chanson favorite «
Mais l’histoire de Fred ne se résume pas à deux modestes paragraphes… non… car sa vie est un manège qui n’a pas fini de tourner !!!
Il y a quelques années, appuyé sur les tubes près du toril des arènes, je découvrais sur la piste bouillarguaise, un grand escogriffe mal rasé à la tignasse drue, parmi de jeunes et petits raseteurs, se jetant sur tous les taureaux qui déboulaient dans le « ruedo » !!!
Je me suis quelque peu interrogé sur ce saltimbanque raseteur, qui m’impressionnait, tant sa fougue était naturelle, et qui, sans me connaître particulièrement, venait me serrer la main quand il me voyait !!!
Etant curieux de nature, j’ai voulu en savoir un peu plus sur ce garçon sympathique, qui se rapprochait plus de l’artiste que du raseteur… mais lui, c’était les deux à la fois, tant il donnait de la vie et du bonheur aux courses auxquelles il participait, mais aussi à tout son entourage en blanc…
Et oui, cet artiste vagabond, marchand de bonheur, un jour de la fête votive 1999, à 12 heures 30, après la fameuse vachette « apéritif », comme on disait à une époque, est allé à la rencontre de Claude Dumas : « Bonjour Monsieur Dumas ; est-ce que vous pouvez me prendre dans votre école taurine ? » !!!
L’après-midi même, une excellente course des taureaux jeunes de la manade Navarro comptant pour le « Trophée de
N’y tenant plus, le soir après la course, pendant l’apéritif, Fred est revenu à la charge, mais cette fois auprès d’Olivier Pince… et il réitéra son désir brûlant d’intégrer l’école de raseteurs… Sait-on jamais, si Claude avait oublié depuis le matin !!!
La roue des fortunes et des infortunes était lancée… il fit ses premiers pas peu de temps après à Redessan… rentrant dans le taureau comme un « fada », il reçu le baptême de la corne… première course… première « rouste »… mais pas la dernière !!!
Avec ses amis « apprentis » raseteurs comme lui, il parcouru les arènes environnantes de Bellegarde, Marguerittes, Caissargues, Rodilhan, Jonquières, Garons, où avant chaque course du Trophée de l’Avenir, deux taureaux emboulés leur étaient réservés.
Notre Fred était dans la piste comme un poisson dans l’eau… et dans l’eau, il y trempait souvent… il ne pouvait pas se séparer de son ami le taureau… le soir, il retrouvait les vachettes au « toro-piscine »… et là, c’est en cascadeur qu’il se produisait… un véritable spectacle à lui tout seul… et des coups, il en prenait… le surnom de « Los Croutos » que ses amis lui avait donné, était en rapport avec le nombre incalculable d’hématomes et d’égratignures qui jalonnaient son corps…
Mais peu importe… le lendemain soir il recommençait… et même à ce jour, il reste l’un des grands animateurs des « nocturnes » du mois d’août… un véritable « Showman » !!!
Durant ses premières années d’école taurine, malgré son amour pour les « biou », il ne perdit pas sa passion de la fête ; taureaux le jour, boîtes la nuit… à tel point, qu’il prenait ses moments de repos à l’intérieur de sa Punto bleue… c’était pour Fred une solution pratique pour se rendre de boîtes en arènes, et d’arènes en boîtes… et toujours à l’heure au rendez-vous… n’y voyez vous pas là ce vagabond, marchand de bonheur, que j’évoquais au début de son histoire ???
Mais le bonheur, il ne le vendait pas… sa générosité innée, il la mettait au service de ses amis pour animer les soirées de l’école taurine… c’est ainsi qu’il en devint le « DJ Officiel » !!!
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Mais il n’en oubliait pas ses courses de « biou »… il voulait à tout prix affirmer sa suprématie… non par orgueil, car sa modestie n’avait pas d’égal… mais Fred était un gagneur… et il voulait gagner… Claude Dumas me confiait : « Fred était capable du meilleur comme du pire ; à toutes les courses, il voulait figurer dans les prix, tellement qu’en piste il devenait un casse-c… de première ; s’il n’entrait pas dans les prix, il quittait les arènes les larmes aux yeux ; le soir, sans lui, la fête n’était plus la même… » !!! |
Mais à la course suivante, tout était oublié… il repartait de plus belle, jusqu’à se mettre en danger pour parvenir à ses fins ; cohabitant souvent de trop près avec le taureau, il prit quelques bonnes roustes ; mais celle qui marqua le plus sa carrière en école taurine, fut une énorme enfermée par un taureau de la manade de
Fred, dont la sensibilité cachée se lit au fond de ses yeux, voulait toujours faire plaisir à ses amis… durant l’été 2004, il organise une journée taurine et festive… un véritable rendez-vous amical où chacun des participants sut rendre à Fred ce bonheur qu’il leur avait offert… il était dans son élément… une course « emboulée » l’après-midi, à laquelle participèrent raseteurs amateurs, jeunes et moins jeunes… après l’apéritif, la soirée fut à l’image du personnage… remplie de joie, de bonne humeur et de convivialité… mais aussi de pastis, bien sur !!!
Alors que son frère Pierrot le rejoignait à l’école taurine, Fred préparait son départ… c’est en 2005, au cours de la finale de la fête des Vendanges, que Fred fêta sa « despédida » ; ce fut une après-midi remplie d’émotion… Fred raseta comme à ses débuts, sans penser un seul instant que c’était sa dernière sortie… à la fin de la course, pendant qu’Olivier Pince lui remettait le trophée récompensant tout ce qu’il avait donné à « son » école taurine, Claude Dumas au micro, la voix serrée, rendit à Fred un vibrant hommage… et notre Fred, n’était pas le moins ému de voir cette amitié unanime qui l’entourait !!!
Fred a passé le crochet en relais à son frère Pierrot… ce dernier, est sur une voie sacrée… celle du taureau… il a su s’affirmer au cours de ses premières années d’école taurine, pour en être à ce jour un des meilleurs représentants.
A son frère Maxime, Fred n’a pas su transmettre la « fe di biou », même si sa présence dans les arènes est constante… par contre, le sens de la fête, Fred n’a pas eu à trop insister pour que Maxime se l’attribue !!!
Mais la passion du taureau est toujours dans le cœur de Fred… sur un terrain de sa mère, aidé par ses frères et ses amis, n’est-il pas en train d’aménager un espace taurin pour recevoir tous les gens qu'il aime… « bouaou », buvette, etc… de belles soirées d’été en perspective, d’autant qu’au mois d’août de cette année, Fred fêtera ses trente ans… la « fiesta » risque d’être chaude… « Et n’oublies personne, Fred… » !!!
De la cocarde au « toro-piscine », des soirées DJ au boulodrome, du café des Arts avec ses amis Xavier et Cédric au stade de foot, de partout et d’ailleurs, Fred est devenu une personnalité incontournable de notre village ; comme on dit, c’est une « figura » pour la jeunesse… mais aussi pour les moins jeunes…
Sa générosité, sa modestie et son amabilité font de Fred un personnage très attachant… pour ceux qui le côtoient assez souvent, lequel d’entre nous ne le voudrait-il pas comme frère ???
Un garçon sans défaut… non !!! Autant charmeur que chambreur, son plus grand défaut est d’être supporter du PSG… et là, il y a de « l’allumage » en perspective !!!
Mais ne changes rien Fred… on t’aime comme tu es… et comme l’a écrit Olivier dans son magnifique livre pour les dix ans de l’Ecole Taurine, tu fais partie de la « Race des Seigneurs » !!!
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10. jacquet manon Le 20/06/2009 à 11:26
9. damien canales Le 21/10/2008 à 20:40
8. TATA YOYO Le 04/08/2008 à 23:26
7. RV Le 23/07/2008 à 02:13
6. sans-cul (junior) Le 22/04/2008 à 21:01
5. Laurent Cheyron Le 08/04/2008 à 14:13
4. Pince Olivier Le 05/04/2008 à 01:08
3. Pascale Le 04/04/2008 à 20:33
2. Fred Le 04/04/2008 à 17:47
1. Dumas Claude Le 04/04/2008 à 14:40