A Châteauneuf du Pape… dans un autre siècle…
Si vous prenez la route des vins des Côtes du Rhône, la halte à Châteauneuf du Pape est bien sûr inévitable…
Au XIVème siècle, sur l’initiative de Jean XXII, les Papes choisirent Châteauneuf pour y construire leur résidence d'été ; ils décidèrent ensuite de planter une vigne sur les terres caillouteuses qui entouraient leur propriété. La production resta longtemps confidentielle ; elle commença à avoir une renommée au XVIIIème siècle et ne s'affirma véritablement qu'en 1929, date à laquelle elle reçut le titre d'appellation d'origine Châteauneuf du Pape. Cette appellation soumet la culture et la production des vignes de Châteauneuf du Pape à des règles très strictes pour offrir au final un très bon vin produit par 55 domaines viticoles répartis sur
Dans ce charmant village situé en plein cœur d’un vignoble à la « robe rubis », les caveaux de dégustation d’un des meilleurs crus mondiaux, longent le parcours de votre promenade…
Après une longue ascension qui vous conduit au Château des Papes, au pied d’une falaise rocheuse, il est un « monument » que les touristes délaissent, mais qui ne laissent pas indifférents les gens de bouvine !!!
En effet, les arènes de Châteauneuf, tout au bout d’un petit chemin de terre, vous ouvrent une fenêtre sur un autre siècle… petit plan encaissé dans les rochers, la surprise est immense… murs de pierres recouvert de ciment, les « cleda », faisant office de « barricades », toril à ciel ouvert dans lequel une seule case accueille les « bioù », gradins naturels faits de talus de terre et de rochers…

Soir de fête dans les arènes ancestrales de Châteauneuf du Pape
Et c’est là, que depuis 1946, les club taurin local, pour le premier jour de la fête toujours fixé au premier vendredi du mois de juillet, organise sa seule et unique course de taureaux de l’année… et depuis cette même date, la manade Thibaud amène les taureaux… Olivier Thibaud ne me disait-il pas que ces arènes on même accueilli des courses du Trident d’Or… mais il ne m’a pas précisé en quelle année !!!
C’est donc là, dans ce plan inhabituel mais ô combien convivial, que les jeunes raseteurs bouillarguais, confrontés aux excellentes vaches de la manade Thibaud, ont offert un spectacle de qualité, devant un public nombreux et enchanté…
Tout était réuni pour faire que cette soirée festive reste gravée dans les mémoires des élèves de Claude Dumas… et ce fut le cas… mais à double titre…
Par le côté positif de cette escapade en Provence… le cadre, à la fois majestueux et pittoresque, les vaches d’Olivier Thibaud, braves et généreuses à souhait, le public, tout acquis à l’excellente prestation du groupe bouillarguais, au sein duquel, Jennifer, Samantha et Magali, les trois seules « filles » du monde de la course camarguaise ont démontré qu’elles n’étaient pas des « figurantes »…

L'équipe de l'Ecole Taurine dans les arènes de Châteauneuf du Pape
Quelle magnifique soirée, qui fut pourtant ternie par l’accident survenu à Jonathan Audemard, dont la fracture du fémur (voir page spéciale) a inondé de stupeur cette sortie « découverte », où seules les écoles taurines de Provence avaient foulé la piste…
L’horloge s’est arrêté… tous ses amis et compagnons de piste, les Julien, Jérôme, Maxime, Rémy, Benoît, Joseph, Rudy, Anthony et les « filles », n’ont eu d’yeux que pour Jonathan, qui, à peine remis de sa blessure à la cheville, retombait dans une nouvelle spirale infernale… et cette fois, beaucoup plus grave que la précédente…
Pour leur ami blessé, et pour tous les « castel-papaux » présents en ce jour de fête, Claude Dumas invita ses élèves à reprendre le chemin de la piste, pour terminer la soirée sur une note empreinte d’un soupçon de gaité…
Mais si leur cœur était au spectacle, leurs pensées étaient pour Jonathan… La tristesse se lisait dans les yeux de toute l’équipe de l’école taurine… c’est le côté négatif de cette soirée, qu’il faudra très vite oublier…
Malgré ce final quelque peu assombri, nous garderons tous un excellent souvenir de cette sortie loin de nos terres languedociennes… merci à Olivier Thibaud de nous avoir recommandé au club taurin « castel-papal », dont l’accueil a été des plus chaleureux… merci à Marc Sérignan, animateur hors pair, qui a « mis le feu » à un public réservant une véritable ovation aux jeunes bouillarguais… merci à la jeunesse locale qui est entrée en parfaite communion avec leurs invités d’un soir…
Mais aussi et surtout, un grand merci au service médical des arènes, aux Sapeur Pompiers d’Orange, au SMUR du Vaucluse, au Maire de Châteauneuf du Pape, qui a mis tout en œuvre pour l’organisation des secours, et à Benjamin, le gardian-raseteur de la manade Thibaud, pompier à Saint-Gilles, qui a été d’une grande efficacité dans les minutes qui ont suivi l’accident de Jonathan…
Sur le chemin du retour, que nous pourrions qualifier de périple, avec Olivier, Caco et Juju – seuls eux trois comprendront – nous avions encore en tête l’air de « Carmen » qui accompagna le départ des bouillarguais de ces arènes ancestrales, où le temps semble s’être arrêté en un siècle où la course camarguaise était encore revêtue de ses « habits de lumière »…
Deux souhaits concluront mon propos… que Jonathan se rétablisse au plus vite… que le club taurin « castel papal » ne nous oublie pas pour « l’an que ven » !!!
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4. Pince Olivier Le 07/07/2008 à 21:58
3. Dumas Claude Le 07/07/2008 à 17:20
2. jennifer Le 06/07/2008 à 20:30
1. Julien Carrion Le 06/07/2008 à 14:34