Caissargues samedi 21 mars 2009 - Manade Didelot

 Retrouvailles « presque » familiales…

Pour sa deuxième course de la saison, l’école taurine de Bouillargues retrouvait ses terres gardoises  habituelles dans un contexte pratiquement « familial »…

Caissargues, arènes « annexes » à celles de Bouillargues, en attendant la fin des travaux qui se profilent à l’horizon, et la manade Didelot, certes installée dans la plaine bellegardaise, mais avec à sa tête notre Benben, dont les racines sont fortement bouillarguaises…

Avec le beau temps retrouvé, le bétail présenté ne manqua pas de gaz… même un peu trop pour certains taureaux, qui après de longues courses effrénées, n’eurent aucune retenue pour franchir allègrement les barrières… sans compter, que sur de rudes chocs, 5 sur 8, ont perdu leur emboulage dont 2 en laissant la pointe de la corne…

Mais si ce côté négatif fut indéniable, il n’en reste pas moins que même parmi les « sauteurs », certains ont laissé entrevoir quelques réelles qualités, qui se révèleront très certainement au fil du temps…

Lauris Malatre en situation inconfortable avec le N° 516...

Notamment…

Le N° 523, qui, cul collé à la planche, fusa sur les quelques rasets qui lui furent offert par Rémi Grongnet et Pierrot Serroul… les garçons hésitent trop et délaissant le taureau, ce dernier s’est épris pour la contre piste et perdit un emboulage bien trop rapidement… dommage… à revoir avec plaisir…

Pierrot Serroul et le N° 516...

Le N° 526, prend quelques rasets à la volée avant de sauter, mais pris à la « bourre », enchaîna deux belle séries, mais retourna dans son angle de saut, laissant lui aussi son emboulage en contre piste… à revoir également…

Le N° 506, pas inintéressant lorsqu’il resta en piste, peu de temps il est vrai tant il pensait à s’envoler ; Pierrot Serroul et Rémi Grongnet, sur lequel il signa un énorme coup de barrière, tentèrent tout pour le garder en piste… mais en vain… sur un énorme envol, il y laissa une pointe…

Le N° 597, d’une grande vivacité, s’intéressa un peu plus que les autres aux garçons, enchaînant deux bonnes séries bien emmenée par Rémi Grongnet, Pierrot Serroul, Maxime Nicouleau, Rémy Ibarra, Nicolas Vera et Joseph Grégoire ; mais sortie de l’emprise des jeunes raseteurs, c’est le saut qu’il affectionnait le plus.

Rémi Grongnet et le N° 572...

La palme de l’après-midi revient bien évidemment au 3ème et au 5ème, qui firent vraiment une très bonne course…

Le N° 516, de très belle présentation, avec une corne droite très accrocheuse, imposa sa loi dès le début, mettant en difficulté Lauris Malatre, bousculé mais réussissant à se sortir sans mal du piège de son adversaire ; ne se laissant jamais surprendre, son anticipation à droite est assez fulgurante ; Rémi Grongnet et Nicolas Vera se montreront très entreprenant et lui serviront de beaux rasets, et avec eux, Pierrot Serroul et Rémy Ibarra, ce dernier se faisant sérieusement enfermer du rompre le raset pour échapper à l’emprise du biòu ; ne laissant rien au hasard, le taureau pousse toutes ses action jusqu’à la planche avec une très grande vivacité…

Maxime Nicouleau et le N° 572...

Le N° 572, certainement moins beau que le précédent, mais n’a pas grand-chose à lui envier d’autre ; il a les yeux partout ; se démarrages fulgurants ne laisse que peu de place ni de temps aux garçons ; Maxime Nicouleau s’y colle, suivi par Rémi Grongnet et Pierrot Serroul ; tour à tour Rémy Ibarra, Nicolas Vera et Florent Julien, rentreront bien dans la tête du biòu, mais ce dernier prendra le dessus, les enfermant sérieusement par sa rapidité de course ; ne laissant aucun répit à ses adversaires, il va même jusqu’à les provoquer et les accompagne à chaque fois très fort jusqu’aux planches…

Côté apprentis raseteurs, tous à leur manière et avec leurs qualités respectives, ont fait preuve de bonne volonté pour mettre à exécution leur savoir-faire…

Nicolas Vera et le N° 516...

Rémi Grongnet, après un rapide « tour de chauffe » au 1er, et Pierrot Serroul, qui avait oublié ses adducteurs douloureux, s’imposèrent comme leader dans cette course, s’impliquant sur tous les taureaux, même les plus compliqués et les plus récalcitrants.

Maxime Nicoleau, régulier, très actif et appliqué, et Nicolas Vera, par intermittence mais avec beaucoup d’élégance et de générosité, furent à la hauteur de la tâche qui leur était confiée.

Rémy Ibarra, fut assez constant, s’impliquant bien dans cette course, mais étant quelques fois en retard à l’encontre ce qui l’obligea à plusieurs reprises à fuir le raset…

Florent Julien donne tout ce qu’il peut pour retrouver les capacités qu’on lui connaissait ; encore un peu en manque de confiance pour s’engager franchement à la tête du taureau, laisse entrevoir un retour en grâce imminent.

Joseph Grégoire, toujours en demi teinte, resta toujours présent en piste sans vraiment s’impliquer totalement, mais fit montre de ses qualités « cachées » sur deux jolis rasets aux 6ème et 8ème.

Lauris Malatre, peut-être échaudé par sa bousculade lors du 2ème de l’après-midi, resta un peu en retrait, et fit une brève apparition sur le dernier.

Enfin, pour Jean-Bernard Biesse, le « jeunot » de l’étape qui faisait sa première apparition, les conditions n’étaient pas tout à fait réunies pour lui donner l’occasion d’entrer en jeu… un petit passage « à blanc » sur le dernier, lui donna quand-même l’occasion de fouler la piste caissarguaise… ce sera pour la prochaine !!!

Malgré un soleil printanier radieux, le petit vent frisquet, résidu d’un hiver qui dure, avait retenu le public bien clairsemé… et les courageux présents, n’avaient pas encore sortis les tee-shirts !!!

 Cliquez ici pour visualiser la totalité des photos de la course 

Commentaire (1)

1. ermes Le 30/03/2009 à 19:39

allez remi la saison fait que commence continue comme ca
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