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Benjamin Bini... Le coeur à Bouillargues,
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Belle histoire que celle de Léonardo, le petit mexicain, qui n’avait de passion que pour son ami, un jeune toro de combat, qu’il avait baptisé « Gitano » après l’avoir sauvé de la tempête…
« Les clameurs se sont tues », film très touchant de 1956, alors que Benjamin était encore dans un monde imaginaire.
Pourtant, quelques 27 années plus tard, Pascale et Joël, lors de la venue au monde de Benjamin, étaient loin de penser que leur « pitchoun » vivrait une passion parallèle à celle de Léonardo, celle du taureau de Camargue…
Un « As du crochet » des années 50, n’a-t-il pas dit : « Le biais des taureaux, c’est inné, tu le possèdes dès la naissance. » !!!
Oui… il est pratiquement certain que Benjamin est né avec le « biais des taureaux »… ses origines en partie « cailarènes » n’y sont pas étrangères !!!
A tout juste 14 ans, alors qu’il avait déjà « goûté » au « petit veau », Benjamin et ses amis bouillarguais, Olivier, Benoît et Pascal sont allés frapper à la porte de Claude Dumas, raseteur tout récemment installé à Bouillargues.
C’était en 1997, et les 4 copains voulaient assouvir leur passion, celle d’être raseteur ; mais ils ressentaient le besoin de conseils pour bien faire ; un raseteur d’élite, sur place, à Bouillargues !!! Le bonheur était dans le pré…
Claude Dumas, face à ces jeunes « afeciouna » débordant de passion et de volonté, ne pu que céder à leur prière.
C’est ainsi qu’est née l’Ecole Taurine de Bouillargues, au sein de laquelle Benjamin fit ses premiers rasets…
Toujours entouré de ses 3 amis, Benjamin, baptisé Benbin, ressortit vite du lot… durant ses 4 années d’école taurine, son engagement au combat lui permettra de remporter en 1999, le Trophée de la finale des Ecoles Taurines, aux arènes de Lunel…
Outre les finales des écoles taurines, ses meilleurs souvenirs restent les soirées de fête avec ses amis au cours de ses premières années d’école ; il dit ne pas avoir de mauvais souvenirs ; puis soudain, un flash… « Si, si… j’en ai un… mais il ne me concerne pas directement… c’est la rouste qu’a pris mon ami Olivier par un taureau à Mallemort… » !!! A l’époque, il a eu très peur pour son ami… Aujourd'hui, il en souri…
Au mois de mars 2001, il débute la saison en courses en pointes ; et là, ce n’est plus la cours de récréation… Mais sa passion du taureau, lui fait oublier le danger… malgré ses claquages à répétition et une rupture des ligaments croisés, au cours de ses deux saisons en Protection, il progresse à vitesse grand « V » ; il exposera tout son talent lors d’une course des manades Ribaud et Espelly aux Salins de Giraud.
Entre temps, ses amis Olivier et Pascal sont passés du rang d’élève à l’estrade d’animateur pour seconder Claude Dumas à l’Ecole Taurine, qui connaissait à cette période un formidable essor ; quant à Benoît, il se consacrera à ses premières amours, la tauromachie espagnole.
La vie professionnelle conduira Benjamin à vivre sa passion du taureau… il franchi les barbelés de
Son talent et sa fougue, le propulse au mois de juin 2003 dans le Trophée de l’Avenir ; le démon de la blessure le poursuit sans cesse ; malgré ce, en 2004, il remportera le Trophée « M. Beltrando » dans les arènes des Paluds de Noves ; mais ses accidents répétitifs ne lui permettrons jamais d’atteindre les sommets du classement, ni même de finir une saison… classé chaque année aux alentours de la 10° place, il terminera 18° en 2007, suite à une blessure qu’i l’a tenu 4 mois à l’écart des pistes.
Benjamin vient de temps en temps se replonger dans l’antre de sa première jeunesse… il se glisse discrètement parmi les jeunes de « son » Ecole Taurine… il gratte un peu du frontal… une mise en jambe assortie d’une mise « en main » qui ne peut que lui donner confiance…
Benbin a débuté la saison 2008, le 9 mars aux arènes des Paluds de Noves… il sera dimanche 15 mars à Caissargues.
Lorsqu’on lui demande quelles sont ses ambitions pour la suite de sa carrière de raseteur, il répond humblement : « Je souhaiterais tout simplement terminer une saison sans blessure !!! ».
C’est le minimum que nous pouvons souhaiter à Benbin… mais vu son courage, sa volonté et son amour du taureau, nous sommes persuadés qu’il ira au-delà de son simple souhait.
En associant l’espagnol au provençal, nous lui dirons : « Suerte, razetaïre » !!!
7. jm Le 12/06/2008 à 21:43
6. PROSPER Le 29/03/2008 à 14:48
5. pascale Le 22/03/2008 à 11:02
4. fred Le 20/03/2008 à 14:53
3. Pince Olivier Le 14/03/2008 à 18:43
2. Dumas Claude Le 14/03/2008 à 15:14
1. BOURICH Hamza Le 14/03/2008 à 14:58