Caissargues, mercredi 15 et Rodilhan, samedi 18 avril 2009

 Entre les gouttes…

par Olivier Pince

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Manade Saint Pierre

Caissargues - Mercredi 15 avril 2009

C’est avec un temps incertain que s’est finalement déroulée dans son intégralité cette course de six taureaux jeunes de la manade Saint Pierre.

Les brusques, mais courtes averses qui se sont succédées n’ont en rien entamé l’engouement des élèves.

Le bétail présenté ressembla fort à ceux qu’on a eu l’habitude d’affronter l’année dernière : Des gabarits imposants et un dynamisme d’ensemble parfois limité.

A retenir toutefois, le second taureau de la course, le N° 425, auteur de plusieurs enfermées terminées de manière très spectaculaire. Sa tenue de piste rigoureuse a obligé les élèves à s’engager pleinement. Engagement que certains d’entre eux ont su très bien acquitter. Bravo pour eux.

 Photos de Caissargues par Julien Coste - Cliquez ici 

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Manade Le Rhône

Rodilhan - Samedi 18 avril 2009

Malgré quelques gouttes insignifiantes en tout début d’après-midi, le soleil et la chaleur sont rapidement venus s’installer au cœur du « ruedo » rodilhanais, dont les gradins ont été repeints aux couleurs de l’été.

Les huit taureaux de la manade Le Rhône ont offert aux élèves un répertoire de comportement plus large que ce qu’on a pu constater lors de notre sortie à Pernes-les-Fontaines, le 14 mars dernier.

En effet, certains furent assez sérieux et ont demandé aux élèves de forcer leur talent.

 Photos de Rodilhan par Julien Coste - Cliquez ici 

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Concernant chaque élève…

Les droitiers

Rémi Grongnet s’impose comme étant le leader des droitiers pour cette saison 2009. Il est sur tous les fronts et, sans sourciller, sait faire face aux difficultés lorsqu’elles se présentent. Je pense notamment au taureau du Rhône, âgé de sept ans, aux anticipations et aux enfermées particulièrement prononcées, et avec lequel il a réalisé quelques rasets brillants. Son style, il pose longuement la main sur le frontal avant de placer un impressionnant coup de rein qui lui permet de se sortir de l’emprise des cornes tel un éclair. Bravo.

Rémy Ibarra paraît lui aussi en bonne forme et semble prêt à en découdre sérieusement cette année. Pour le moment, il apparaît clairement qu’il est bien plus à l’aise « taureau arrêté ». Il a beaucoup de style et sa main est sûre. Lorsque l’animal est en mouvement et lorsqu’il faut effectuer une reprise, il démarre régulièrement à contre temps. Ça s’est surtout vérifié à Caissargues. C’est dommage, mais il a encore tout le temps devant lui pour progresser.

Nicolas Véra, au contraire, d’Ibarra travaille essentiellement en reprise et/ou quand le taureau ne représente pas de difficulté majeure. Sa technique est intéressante mais il doit se forcer à s’engager franchement de façon plus régulière dans le terrain des taureaux.

Maxime Nicouleau est la parfaite illustration qui veut que, chez un raseteur, c’est d’abord dans la tête que tout se passe. Car une fois qu’il est en confiance, il a le potentiel de réaliser de grandes choses en piste. On peut remarquer qu’il est à l’aise quand il est à la tête des taureaux. Ses qualités sont indéniables. Sa marge de progression est très large. Il faut qu’il s’accroche course après course. Courage Maxime ! Tu en es largement capable.

Jordan Bordat n’est pas ce qu’on pourrait appeler un « esthète du raset », mais le moins qu’on puisse dire est qu’il sait mettre du cœur à l’ouvrage. Son grand courage compense un évident manque de technicité dans le dessin du raset. En attendant, il n’a pas peur de raseter tout les taureaux. Je pense à sa prestation avec le second biòu de la manade du Rhône qui, d’entrée, a fait peur à tout le monde par sa rapidité. Il m’a sollicité me demandant de le prendre arrêté, de face. Il s’est exécuté en allant directement à sa tête, se mettant ainsi hors de danger. Mais, rasetant surtout à l’instinct, il peut, à d’autres moments, se mettre dans des situations autrement plus inconfortables.

Maxime Carrasco et Florent Julien ne décollent pas. Ils restent dominés par leur peur. J’espère pour eux que le déclic se fera prochainement.

Florian Hébrard, comme à Pernes-les-Fontaines, poursuit son apprentissage et a pu toucher encore quelques têtes sur les taureaux les plus braves. C’est bien. Continue !

Les gauchers

Ludovic Garcia, fraîchement débarqué de l’école de Vauvert et finaliste 2008 des « Graines de raseteurs », n’a pas perdu de temps pour qu’on puisse voir en lui le leader des gauchers cette saison. Discret et sans jamais prononcer un mot plus haut que l’autre, il rasète tout les taureaux avec une aisance déconcertante, n’hésitant pas, quand il le faut, à les prendre arrêté dès l’attaque. Il lui reste à progresser quand les taureaux sont mobiles ou lorsque le tourneur place l’animal. Il peut avoir tendance à trop se presser et partir sur le raset un peu n’importe quand. Il faut qu’il puisse se canaliser un peu, mais globalement ses premières prestations sont très satisfaisantes.

Pierre Serroul et ses adducteurs maudits. Ces derniers ne lui permettent pas ne donner à son grand talent, sa pleine mesure. Malgré cela, lors de plusieurs passages, on a pu constater que son style est toujours aussi fluide et élégant. Il reste un élément très important à gauche. Accroche-toi !

Kamel Mohamed est l’un des nouveaux venus pour cette saison 2009. Ce sympathique marguerittois a tout à apprendre mais il semble très motivé pour cela, et c’est tant mieux. Quand il faut y aller, il n’hésite pas, mais il sort trop de la tête au moment de l’encontre et il est encore un peu lent. Bilan… deux belles bousculades sans gravité heureusement, et beaucoup de travail à faire sur son raset !

Joseph Grégoire aurait toujours un peu mal à sa jambe depuis la course à Pernes le 14 mars dernier. Samedi, je crois qu’il n’a pu raseter qu’un taureau, me semble-t-il. Cela dit, comme durant la saison dernière, il n’arrive pas à donner de la conviction et de la franchise à ses rasets. Il en sort dès que le taureau répond ne serait-ce qu’un peu vivement. Il ne touche pas souvent la tête. Et du coup, il stagne… Il faut qu’il se reprenne.

Grégory Vier est toujours autant avare de raset, et c’est bien dommage car lorsqu’il est décidé, il montre de réelles qualités d’élégance et de technique. Je pense surtout à l’avant dernier taureau de la manade du Rhône sur lequel il nous a distillé des rasets de grande classe, tout en finesse. Il est encore jeune mais ce serait bien qu’il commence à faire valoir son talent naissant et l’inscrire dans la durée.

Jonathan Dayre… Oui, oui, vous ne rêvez pas !!! « Toto » is back ! Malgré un régime en cour, son physique lui pèse encore beaucoup, mais on a pu le revoir dans son style si personnel ; de la planche à trois, quatre mètres du taureau et droit dedans ! Autant dire qu’il nous a délecté de ses rasets tout en force, exagérément long et avec le bioù éternellement collé à ses basques, mais il s’en sort toujours. Recouvrera-t-il tous ses moyens ? Reviendra-t-il au niveau qui était le sien ? C’est en tout cas, tout le mal que je lui souhaite…

Une bonne équipe d’élèves semble voir le jour pour cette longue saison ; que ce soit tant sur leurs qualités « taurines » que leur mentalité. Alors bravo à tous, poursuivez vos efforts et à mercredi pour la prochaine course dans les arènes de Caissargues.

Commentaire (1)

1. Dumas Claude Le 23/04/2009 à 09:39

Mais c'était pas samedi dernier la course landaise
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