Jonquières samedi 29 mai 2010 - Manade des Corrèges

Les absents ont eu… raison !!!

Par Olivier Pince

Jonquières Saint-Vincent  samedi 29 mai 2010, 21 heures 30

Manade des Corrèges

Quelle fut longue cette course ! Quelle fut languissante ! Les quatre euros que les personnes du public ont dû débourser auraient très bien pu les garder pour en faire autre chose,… surtout un samedi soir à 21 heures 30 !!!

Pourtant, « sur le papier », les conditions semblaient être réunies pour que l’on assiste à une course au pire intéressante. En effet, l’année dernière, si ma mémoire ne me fait pas défaut, nous étions venus deux fois ici même, à Jonquières, raseter les taureaux de cette manade et le moins qu’on puisse dire est que nous avions passé chaque fois un très agréable moment de bouvine. Alors comment expliquer cet ennuie profond ressenti en cette soirée ?

Je ne reviendrai pas sur le zèle calamiteux du président de course qui visiblement n’a pas su en quoi consistait son rôle dans le déroulement de la course, se permettant de faire des commentaires fâcheux et malvenus.

Sinon, chez les taureaux, l’hiver ne semble pas leurs avoir beaucoup réussis. Certains « baptisés » notoire sont désormais au crépuscule de leur carrière, tandis que ceux représentant la nouvelle génération manquèrent de jus ou se sont peu intéressé au combat.

Les élèves également n’ont pas à être exemptés de reproches. A de nombreux moments de la course, le manque de travail fut criant.

Côté taureaux…

1 – N° 314  « Mambo »

N’arrête pas de bouger durant la première partie de sa course ne faisant que semblant de prendre les rasets avant de s’enfuir aussitôt. Puis, il finit par trouver son terrain de prédilection devant le toril au niveau duquel il signe quelques actions surpuissantes aux barrières. Correct.

2 – N° 414

Ne sait pas trouver ses marques et se place n’importe où en piste. Par conséquent, raseté à la faute, il répond franchement aux sollicitations des élèves sans jamais pousser après l’encontre. Ennuyeux.

3 – N° 208 « Lolo »

Sa réputation le précédant, il fut regrettable que les élèves tardèrent avant de comprendre que le taureau était très loin de son niveau habituel. Les rasets furent clairsemés. Situé essentiellement en plein milieu de la piste, il n’a jamais su créer le danger autant à droite qu’à gauche, où ses répliques étaient particulièrement redoutables auparavant.

4 – N° 715

Inconstant et mollasson dans ses réactions, le taureau n’a su que partiellement s’intéresser au jeu des hommes.

5 – N° 605

De présentation splendide, sa course fut écourtée au bout de quelques minutes à cause d’un emboulage défaillant. Mais jusqu’à cet instant précis, nous n’avions pas eu grand-chose à nous mettre sous la dent.

6 – N° 312 « Vison »

Il y a eu assez peu de pression exercé sur ce taureau de la part des élèves. Cela dit, sa prestation fut en demi-teinte, poussive, malgré quelques poursuites intéressantes. Mais contrairement à ce que l’on pouvait attendre de lui, il a manqué de percussions aux barricades.

7 – N° 721

Emporté par sa fougue, ce petit taureau neuf a passé le plus clair de son temps en contre-piste. Cela dit, il a eu des passages où il a su prendre quelques rasets consentis en sautant derrière l’homme.

Côté élèves…

Florent Julien : Son manque de confiance l’entraîne à feindre de partir sur le raset. Pourtant, je trouve qu’il se place mieux, petit à petit, au départ de celui-ci. Mais au lieu de faire le pas en dedans pour se retrouver en position quasi-idéale à la tête du taureau, il fait au contraire un pas extérieur comme s’il avait peur de la toucher. Mais il est travailleur, et j’espère pour lui qu’il parviendra à progresser.

Joseph Grégoire : J’ai trouvé sa course inégale, irrégulière. Absent à certains moments, plus travailleur à d’autre, il connaît toujours des difficultés à « charger » véritablement les taureaux.

Grégory Vier : « Greeeeeg », alias monsieur 10%, fut pour moi la satisfaction de la soirée. Hargneux et  volontaire sur tous les taureaux - si, si je vous jure !!! - il a tiré la course à gauche en cherchant toujours à s’appliquer. Bravo. Et surtout… Continue !!!

Mickaël Laigle : N’a même pas essayé… R.A.S. !!!

Nicolas Bayle : Une douleur au mollet l’a empêché de jouir de toutes ses facultés et a dû s’arrêter en seconde partie. Je l’ai senti assez mal à l’aise. Timide, il n’est jamais réellement entré dans la course.

Médhi Belgourari : L’incontestable numéro un actuel a encore mis en valeur son immense potentiel physique et sa maîtrise empreinte d’une facilité désarmante. Mais son excès de confiance a tendance à se traduire chez lui par un manque de rigueur technique au niveau de son placement. J’ai en tête une action qu’a réalisé « Mambo » sur lui. Ce dernier était situé près des planches à gauche du toril. Medhi est parti décalé et s’est enroulé. S’en est suivi une action fracassante aux planches qui aurait pu lui coûter très cher. Il n’a dû son salue qu’a sa grande vivacité. Or à ce petit jeu, un jour ou l’autre, le taureau d’expérience aura prochainement raison de lui s’il n’en prend pas conscience. A Médhi… té.

Kamel Mohamed : S’arrête après une chute aux barrières qui lui a causé une violente douleur à la main. Jusque là, toujours décalé, il a navigué en piste en n’ayant su mettre de la conviction pour aller à la tête des taureaux. La seule fois qu’il y est parvenu, ce fut avec la cocarde de « Mambo » au bout du crochet ! Comme quoi, il saurait être adroit si seulement il entrait dans le cercle rouge avec plus de niaque et d’estomac…

Antoine Charade : N’a su trouver sa place parmi les droitiers en se perdant au milieu de la piste. Quelques tentatives à noter cependant, en première partie de course.

Médhi Sadji : A la demande de notre coach, il est venu compléter l’équipe des droitiers en cette soirée. Ce fut sa toute première course de la saison. Son raset circulaire, si particulier, brille plus par son efficacité à l’attribut que par une esthétique épurée et réclamée de nos jours. Pourtant, son apport fut réel et son travail constant.

Bref, dans l’ensemble, une soirée fade et morose. A vite oublier !!!

Mais rassurez-vous, il paraît que demain il fera jour…

A ben lèu.

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