Bouillargues samedi 15 mai 2010 - Manade Blanc-Espelly

« Blanc-Espelly »… course intéressante !!!

Bouillargues samedi 15 mai 2010

Manade Blanc-Espelly

Pour la 3ème et dernière course de la semaine, c’est à Bouillargues que nos jeunes apprentis raseteurs se retrouvaient… Qu’est-ce qu’on est bien chez soi !!!

Pour l’occasion, nos amis de la manade Blanc-Espelly, présentait un lot de taureaux assez homogène… six de 4 ans et deux de 5 ans, qui furent dans l’ensemble tous intéressants, avec quelques plus pour certains.

Pour ma part, j’en ai retenu quelques-uns, mais tous affichèrent à un moment ou un autre de leur course quelques qualités.

Toutes les photos de la course... cliquez sur l'image !!!

Jordan Bordat et le N° 652 (1)

Jordan Bordat et le N° 652 (2)

Le N° 529 (1er), quelconque à Beauvoisin le 30 avril pour les 20 ans de la manade Hervas, s’il se dispersa quelque peu en début de course, se montra beaucoup plus loquace par la suite, venant fort sur l’homme, poussant ses actions jusqu’à la planche, emboitant le pas sur Jérémy Soler qu’il coince en contre piste, et passant méchamment la corne après Florent Julien. Intéressant.

Le N° 643 (2ème), distrait et se déplaçant beaucoup à sa sortie, ne se laissa pas embobiner par les garçons ; une fois « dans le coup », répond avec vivacité et pousse toutes ses actions au bout ; lance quelques fusées atomiques qui surprirent parfois les garçons. Très intéressant.

Le N° 521 (6ème), que l’on pourrait appeler « Papouli »… cornes à l’horizontale et quelque peu en arrière mais allant de l’avant, le taureau, s’il n’est pas très esthétique ne manque pas pour autant de qualités ; d’une grande vivacité, sait faire le pas lorsqu’il va à l’encontre ; vient fort et pousse ses actions jusqu’aux bois ; serre de très près Mehdi Belgourari et pousse fort Jordan Bordat à 2 reprises jusqu’à la barrière. Très intéressant.

Le N° 644 (4ème), un peu brouillon et sauteur au début, se reprend assez bien par la suite ; affichant une légère méchanceté, pousse les garçons jusqu’aux planche ; s’envole après Florian Hébrard et Florent Julien, ce dernier se retrouvant en situation très inconfortable en contre piste… S’intéresse bien au jeu, mais en tapant fortement dans les planches, perd un emboulage et réintègre le toril à la 7ème minute. Intéressant.

Le N° 652 (3ème), sauteur en début de course, se rend compte qu’il y a autre chose à faire en piste ; se place, se livre bien sur toutes les sollicitations, sait faire le pas de temps en temps ; avec une corne décalée, enferme Jordan Bordat et Mehdi Belgourari, accompagnant ces deux dernier entre les cornes jusqu’aux bois. Intéressant.

Enfin le N° 651 (5ème), neuf avec une petite coquetterie « chevelue » sur le front, sans vice se livre franchement mais sans suite ; le N° 642 (7ème), vif et venant bien sur le raset fut quelque peu délaissé par les garçons ; le N° 640 (8ème), s’il se livre bien sur le raset ne finit pas, mais sait se placer et surveiller ses adversaires. Ces trois derniers sont à revoir.

Côté garçons… La palme de la semaine revient à Jordan Bordat… mercredi et vendredi à Rodilhan, samedi à Bouillargues où il a raseté 7 taureaux sur les 8 présentés ; s’il est parfois critiquable dans certains domaines, on ne peut pas nier sa volonté de feu, son courage et sa « grosse » envie ; d’autant, qu’en 2 ans d’école à Bouillargues, sa progression est des plus positives… une passion qui l’emmènerait à aller raseter sur la planète Mars s’il le fallait !!!

Avec lui, Mehdi Belgourari, avec son aisance habituelle mais qui par moment lui confère quelques erreurs techniques, fut aussi omni présent.

Florian Hébrard, dans la discrétion mais avec assiduité et application, a été à la hauteur de la tâche qui lui était confiée.

Romain Donadille, et Florent Julien, qui ne semblait pas y être vraiment, furent également assez présents.

Maxime Nicouleau, venu assister Olivier Pince en qualité de tourneur, n’a pu s’empêcher de se jeter sur quelques taureaux, et ma foi, avec prestance !!!

Nicolas Bayle, explosif à Rodilhan, fut complètement « explosé » après le 2ème taureau… une façon humoristique de dire qu’il n’en pouvait plus… Pourquoi ? Lui seul pourra vous le dire !!!

Anthony Riffard s’y est risqué à quelques reprises.

Chez les « jeunots », Jérémy Soler et Maxime Méjean, dont on connait les qualités et les aptitudes, ont joué les seconds rôles, non pas par la difficulté des taureaux, mais plus par fainéantise, je pense… une course d’école taurine n’est pas une cours de récréation, où chacun fait ce qui lui plait !!!

J’en dirais de même pour Antoine Charrade et Pascal Aime, certes d’un niveau encore inférieur à leurs deux collègues, mais qui n’ont fait aucun effort pour tenter une approche sur certains taureaux totalement abordables pour eux !!!

Si le soleil avait bien succéder à la pluie, ce qui était bien réconfortant, un violent Mistral balayait nos arènes, frigorifiant le maigre public venu assister à cette course… dommage, car les présents se sont bien régalés…

A bèn lèu !

 

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