Samedi 25 octobre 2014 - Hommage à Jean Troccon

 Un dernier rendez-vous avec « Le Diable » !!! 

Samedi 25 octobre 2014, le Cimetière de Bouillargues accueillait la famille, les proches et les nombreux amis de Jean Tronccon, allias « Le Diable », pour un rendez-vous d’amitié et d’émotion à l’occasion du dépôt d’une plaque sur sa dernière demeure !!!

Après un moment de recueillement, Olivier Pince, dans un émouvant hommage, dressa avec élégance et talent un merveilleux portrait de notre ami « Le Diable » !!!

Vous retrouverez ci-après le magnifique texte de notre ami Olivier.

Je remercie infiniment Jean-Claude Azria, qui m’a remplacé au pied levé pour immortaliser par ses photos, ce grand moment de partage amical, étant moi-même retenu par des obsèques.

Les photos du rassemblement… Cliquez sur l’image ci-dessous !!!

(photos Jean-Claude AZRIA)

Samedi 25 octobre 2014 Hommage au Diable

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Hommage à notre Ami Jean Troccon dit « Le Diable »

par Olivier Pince

Les mots ne peuvent pas toujours tout exprimer,
Surtout depuis ce cataclysme au soir de ce 31 mai.

Les larmes ont fini par mouiller nos visages figés par la stupéfaction,
Et aujourd’hui, il est difficile encore de concevoir la réalité de ta disparition.

Tout à l’heure, quand nous serons tous réunis,
Familles, proches et amis, nous reparlerons de toi, immanquablement, de ta vie, de tes frasques,
Et de tous ces souvenirs joyeux qui hantent nos mémoires et nous collent aux basques.

Or, loin d’être seulement ce trublion
Ecumant avec folie et excès, les grandes fêtes de la région,
Tu étais aussi un homme de passion
Attaché à sa terre, à la tauromachie, à la Camargue et à ses traditions.

Et bon nombre de ceux qui t’ont côtoyé le diront,
Quand il s’agissait de se lever pour aller travailler
Au milieu des champs, avec acharnement, sans rechigner,
Tu étais toujours le premier.

Tu connaissais mieux que personne le prix à payer
Pour que de toi, on puisse être satisfait.

Beaucoup m’ont dit qu’après plusieurs jours passés à tes côtés,
Ils ont dormi moins con, captivés par ton savoir et ton érudition.

En effet, tu connaissais par cœur les domaines pour lesquels tu as travaillé,
Leur identité, leur histoire, rien de cela ne t’a échappé.

Comme quoi, le con, tu as su si bien le faire, sans jamais l’avoir été.

Cela a aussi permis de forger ta réputation,

De ton fief à Bouillargues, jusqu’à la plage de Piemanson,
Pour laquelle tu resteras éternellement, « Monsieur le maire »…

Et même s’il n’a peut-être pas toujours été facile d’être ta mère, ta sœur, ta compagne, ta fille,
Elles ne peuvent parler de toi aujourd’hui sans avoir les yeux qui brillent,
Car elles t’ont aimé, comme tu les as aimées, à ta manière.

Celle d’un homme qui ne ressemblait à aucun autre.

Toi qui adorais l’ambiance, comme tu disais souvent,
Et qu’on parle de toi, peu importe que ce soit en bien ou en mal,
Tu peux remarquer en ce jour que nous, toutes et tous, t’avons aimé pour ce que tu étais, tout simplement,
Aussi bien habillé en costume de gardian que lorsque tu ne portais qu’un paréo en carton pour seul vêtement... et encore.

Enfin, si un jour, un(e) jeune fêtard(e), vient me demander « Mais qui c’était Le Diable ? », je lui
répondrais que tu es un exemple pour eux…

Car tu auras su rester toute ta vie… un homme libre !!!

 

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