Folco de Baroncelli... La Camargue, son destin !!!

FOLCO DE BARONCELLI

« Lou Marquès »

par Jacques Bonamy, grand passionné et membre de la Nacioun Gardiano

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Avant propos…

L'étude que vous allez lire sur le Marquis Folco de Baroncelli, a été menée et écrite par Jacques Bonamy, membre du Club Taurin « La Cleda » de Bouillargues.

Erudit et passionné de tout ce qui a un lien avec la Provence, ses personnages, sa langue et ses traditions, la Camargue, ses hommes, son terroir, et ses taureaux, en me communiquant son texte et avec beaucoup de modestie, il m’a dit :

« Au départ, cette étude n'était qu'une recherche destinée à un cercle restreint d'amis ; ce n'est qu'une synthèse.

Beaucoup d'œuvres, de livres, de documents, ont été diffusés par des gens bien plus savants et bien plus connaisseurs que moi.

Puissent les internautes fréquentant le site Internet du Club Taurin, n'y trouver là aucune présomption.

Elle est tout simplement destinée à ceux qui ont « entendu » parler de Folco de Baroncelli, sans le connaître, à leur faire savoir l'origine des manifestations folkloriques actuelles et, si possible, les amener à suivre son chemin, en combattant, comme il l'a fait.

Gramaci e au revèire ! »

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Cela arrive ainsi qu'un homme « invente » un pays.
Tel fut le destin de Folco de Baroncelli,
Marquis de Javon,
qui voua sa vie à la Camargue.
Le Marquis Folco de Baroncelli Javon.jpg

Un peu d'Histoire

A la suite de problèmes politiques, Jacques Baroncelli, héritier d'une des plus puissantes familles de Florence, dut fuir la ville avec les siens, en 1496.

Il se réfugia en Avignon, au Palais du Roure (1).

En 1513, François Baroncelli, obtint du Pape Léon X, la seigneurie sur les terres de Javon.

En 1730, Louis XV, conféra à Georges Baroncelli le titre de Marquis, et l'ennoblit.

Désormais, il ne se parlera plus que de la famille « De Baroncelli ».

Et le temps va passer, jusqu'à la fin du XIX siècle…

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Folco, sa vie

En 1868, le Marquis Raymond de Baroncelli, se maria avec une Demoiselle De Chazel, de haute noblesse. De cette union, naîtront quatorze enfants, dont l'ainé vit le jour le1er Novembre 1869 à Aix en Provence. Il s'appellera  Folco, Gabriel, Marie De Baroncelli, Marquis de Javon, comme son père.

A cinq ans, il alla vivre chez sa grand-mère, Madame De Chazel, place de la Salamandre, à Nîmes.

Celle-ci est une initiée du Maitre de Maillane et manie la langue Provençale avec brio.

Folco va subir son influence. Mais, surtout, il est passionné par un idéal : il pense appartenir à une race autre que celle de ses compagnons qu'il côtoit tous les jours au collège.

La Camargue, c'est-à-dire la Provence et le Languedoc, s'incrustent en lui.

L'étang du Vaccarès

La Camargue, cette terre de mystère l'attire et le fait rêver, car elle engendre le respect des choses, des hommes, et de la vie.

Madame De Chazel était propriétaire d'un territoire sur la commune de Bouillargues, le « Mas de Laiaud », connu aujourd’hui sous le nom du « Château de Belle-Coste ».

Là, se reposaient souvent, les taureaux à la recherche de verdure en petite Camargue et ceux amenés pour les courses des alentours.

Folco passa là une grande partie de son temps. Et, ce temps-là, fut pour lui le « printemps » avec les taureaux.

Il avait environ huit ans, lorsqu'il apprend, dans une gloire de poussière et l'odeur mâle des bêtes, l'âme de ce Pays qu'il aime tant.

Surtout, il va se lier d’amitié avec Casimir, un vieux Gardian qui « menait en abrivado » ; ce dernier lui raconte tant et plus sur sa vie Camarguaise.

Taureaux de Baroncelli à Eyragues en 1930

Mais, une étape dans sa vie va le marquer au fer rouge, comme ses taureaux plus tard.

Il n'avait pas encore dix ans que sa grand-mère décida de l'emmener au pèlerinage des Saintes Maries de la Mer. Nous étions le 25 mai 1878.

Folco de Baroncelli défenseur des Gitans

Cette journée fut pour lui la révélation ! Parmi le peuple des pèlerins, dans la bousculade, il se trouva arraché à sa grand-mère et poussé dans l'Eglise où il se retrouva au seuil de la Crypte de Sarah. Là, une vieille gitane le porte dans ses bras jusqu'à l'Autel de la Reine Noire et lui dit : « Si tu es venu jusqu'ici, c'est que toute ta vie tu protègeras notre peuple ! ».

Pèlerinage aux Saintes Maries de la Mer

A cette époque, la Camargue demeure un pays rude. Un monde où l'on ne peut pas tricher. Une terre faite d'eau, de sel, de marais, de taureaux et chevaux sauvages. Elle supporte l'homme mais jamais n'accepte sa domination.

Cela va bien au destin de Folco. Lui, voit en elle plus que cela. Il y voit un territoire vierge, gardien d'une identité. Il dira plus tard dans sa vie : « Je n'ai embrassé mon métier que pour protéger cet idéal ! ».

En 1887, il fait la connaissance de Théodore Aubanel, imprimeur avignonnais, libraire, poète et félibre.

Surtout, il va se lier d'amitié avec Frédéric Mistral. Sous l'influence de celui-ci, il commence à écrire textes, poèmes et nouvelles. Il dirige également la revue du Maître : « L'aïoli ».

Frédéric Mistral

Mistral le vouera à la Camargue et à la défense des minorités,  à la poésie et à l'œuvre dont il fera sa vie : retrouver la virginité de la race, celle des taureaux, celle des chevaux, celle de la langue, mais aussi celle des hommes.

En 1893, à 24 ans, il fixe son destin ; il sera manadier, et achète ses premières bêtes.

En 1895, il se marie avec Henriette Constantin, fille d'un riche vigneron de Châteauneuf du Pape. Il achète de mas de l'Amarée et crée la manade « Santenco ». Le jeune couple va s'installer aux Saintes Maries de la Mer, dans une petite maison louée, dans un premier temps, puis au mas en 1902.

En 1903, Mistral dirige la première fête « Vierginenco » en Arles. Celle-ci a pour but de glorifier le costume des femmes du pays, tombé dans l'abandon.

Folco est plus qu'enthousiasmé par cette idée. A la suite, il crée le « Comité Virginen » afin de répandre celle-ci un peu partout.

Festo Vierginenco en Arles en 1913

Mais il avait une autre idée ; raviver le sentiment de race parmi ses condisciples et renouer avec les tournois des chevaliers d'autres-temps, porté par les plus purs et passionnés de la Camargue ; rassembler les hommes pour sauver la race, c'est-à-dire, à terme, le Pays.

Voilà quel était son idéal !

Cette association deviendra en 1909 la « Nacioun Gardiano » dont la bannière est fixée à la hampe d'un trident ; de couleur grenat, elle représente celle des contes de Toulouse avec d'un coté la Croix du Languedoc et le cri des Aïeux au temps de la Guerre des Albigeois, « Toulouse, Provence et Avignon », et de l'autre, la barque des Saintes surhaussée de l'étoile du Félibrige.

Entre-temps, en 1908, naquit Frédérique, dite « Riquette », future épouse d'Henri Aubanel.

De son mariage, Folco eut trois filles ; mais ses multiples combats et le climat camarguais, où il fait toujours plus chaud que chaud, où plus froid que froid, où empestent marais et moustiques, rendront sa vie de couple épisodique, et sa conjointe reprendre vite le chemin de Châteauneuf du Pape.

Sa rencontre avec Jeanne de Flandreysi (2), la « tant belle », va le bouleverser profondément ; il en deviendra fou amoureux ; cette passion durera quelques temps, puis…

Jeanne de Flandreysi

Pourtant, leur amitié restera sincère jusqu'à la disparition du Marquis ; Jeanne l'incite à écrire et facilite l'expansion de son œuvre littéraire.

En 1914, comme tant d'autres jeunes hommes, plus d'un camarguais est expatrié vers la France du nord…  Combien en reviendrons ?

En 1918, le pays est saigné, la Camargue aussi… La « Nacioun » est en lambeaux… La foi ardente qui passionnait ses enfants, s'est perdue au milieu de l'horreur et des ruines… Plus d'un des jeunes et fiers cavaliers d'autrefois sont allongés là-bas dans les champs célestes… Et, ceux qui en sont revenus sont marqués à vie dans leur chair et dans leur âme !!!

Les temps changent, les mœurs également.

Voici les « années folles », les jeunes veulent profiter de la vie au cas où…

Les filles ont abandonné le costume et les traditions de leurs ainées.

Pendant la guerre, les taureaux  de nombreuses manades « camarguaises » et « espagnoles », se sont mêlés, abâtardissant le sang. Peu d’élevages de taureaux camarguais sont restés purs.

Parmi les manades « camarguaises » qui ont échappé au « mélange », celle de Folco et celle de Fernand Granon. Et c'est grâce à cette dernière que le miracle va s'accomplir !!!

La naissance d'un veau, dans les bois du Riège, redonnera vie et espoir à tout un peuple.

C'est le 16 Mai 1916, que le gardian Chavalet découvre celui-ci au milieu d'une famille de marcassins… C’est la raison pour laquelle il fut baptisé le  « Sanglier » !!!

Lou Sanglier

Mais, entre-temps, et devant le vide, Folco fit appel à quelques filles et femmes d'Arles et d'Avignon afin de maintenir le costume et la langue, tant chers à Mistral.

En 1924 les fondatrices du Ruban de Provence

En 1923, Henriette Dibon, dit « Farfantello » (3), les rassemblent dans une association, « Lou riban de Prouvenço ». Elles s'associeront avec Folco et ses cavaliers, afin de se montrer partout… Dans le même temps, dans les arènes de Provence et du Languedoc, le « Sanglier » déplace des foules monstrueuses.

C'est par le biais de ces deux phénomènes, que reviendront l'espoir, la « fé » et « l'aficioun » !!!

Henriette Dibon   Le Ruban de Provence

En 1930, Folco, totalement ruiné, abandonne le mas de l'Amarée. Les Saintois lui offrent alors des terres, où il bâtira le mas du Simbèu (4), à l'ouest du village, prés de l'embouchure du Rhône, ou se situe aujourd'hui son tombeau.

Le Marquis de Baroncelli au Mas du Simbeù

Mais, en 1943, un autre drame survint… Face à cet homme, qu'ils considéraient comme un symbole d'unité et de patriotisme, les Allemands font sauter le mas et abattent la majeure partie de ses taureaux ; la barbarie Nazie ne laissa que des noires tâches de douleurs sur le blanc de la plaine salée !!!

Les taureaux de Baroncelli au Mas de L'Amarée

Malgré ce, il était trop tard ! Folco de Baroncelli, «  Lou Marquès », avait accompli son œuvre… rassembler le peuple de Camargue, retrouver et maintenir cette terre dans le « Sacré » des Saintes, dans la vertu du costume et de la langue Provençale, dans la fierté et l'honneur de la race !

Il était devenu immortel !!!

Pourtant, il mourut le 15 décembre 1943 en Avignon, dans la maison de « La Vierge », propriété d'Henri Aubanel.

Mais, tout n'était pas dit car, même mort, le « Pape » de la Camargue, devait une fois de plus rassembler ce peuple qu'il avait tant aimé.

Le transfert de ses cendres fut adopté, comme un pèlerinage ultime, vers cette terre pour laquelle il avait tant bataillé.

Le 20 Juillet 1951, le cercueil fut extrait du cimetière Saint-Véran, en Avignon, et porté dans la chapelle du Palais du Roure (1).

Le Palais du Roure en Avignon

Le lendemain, le cortège se mit en route, formé d'une multitude « d'Arlésiennes » en costume de deuil et de gardians « a retirado », c'est-à-dire à pied, tenant leur cheval par la bride et le bout du trident pointé vers le sol.

A la sortie de la ville, le « Char » de Fanfonne Guillierme attend. C'est lui qui transportera le Marquis jusqu'à sa dernière demeure.

Char de taureaux en 1951

Un premier arrêt à Maillane, devant le tombeau de Frédéric Mistral, où Alphonse Arnaud, alors Capitaine de la « Nacioun Gardiano » déclare :

La Naciou Gardiano accompagne le transfert du cercueil du Marquis

« Maître, ton disciple préféré vient te saluer avant d'aller s'abîmer dans la terre de sel ! ».

Combien pensèrent alors : « Ils sont morts, les bâtisseurs, mais le temple est bâti ! ».

Second arrêt en Arles, où la dépouille, attendue par l'antique Confrérie des Gardians de Saint-Georges, est menée vers l'église de la Major pour l'absoute.

Puis, le cortège dut se frayer un chemin parmi la foule, jusqu'à la route des Saintes ; à Cacharel, le manadier, Casimir Raynaud, attendait, avec un petit charreton décoré de tamaris et de saladelle. Le cercueil y fut transféré et prit le chemin du village.

Mais, tout le long, il ne fut pas seul. Les taureaux du Marquis avaient été rassemblés et, comme reconnaissant leur maître, ils se mirent à le suivre jusqu'à l'entrée des Saintes. Là, stoppés par la barrière, ils s'arrêtèrent, alors que le cortège poursuivait son chemin.

Alors, soudain, crevant le silence, une terrible « bramadisso » retentit, comme un dernier adieu !

La dépouille fut veillée toute la nuit dans l'antique église des Maries.

Le lendemain, dimanche 21 Juillet, toute la Provence et tout le Languedoc se pressaient sur cette terre où Mireille était venue mourir d'amour !

Le pèlerinage s'achevait… Devant le tombeau, ses gardians et son fidèle baïle, René Barbut, haussèrent le cercueil sur leurs épaules pour le porter vers la demeure ultime.

L'enterrement du Marquis de Baroncelli

Alphonse Arnaud rendit alors un vibrant hommage à sa mémoire :

« ...Marquis, que ton esprit s'élève de ton cadavre, qu'il rayonne sur ce peuple pour te glorifier. Qu'il lui fasse comprendre que, s'il ne veut pas être le pâle reflet des autres, un troupeau bêlant, il doit retrouver son orgueil, la fierté de sa langue, le respect des autres, la noblesse de sa race... ».

La tombe du Marquis de Baroncelli

Alors, depuis le rivage, cent cavaliers montés sur d'immaculées cavales, s'élancèrent en une galopade éblouissante. Arrivés au pied du tombeau, le fer pointé vers le ciel, ils s'écrièrent : « Vive le Marquis! ».

Ce fut l'ultime salut.

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Folco, son oeuvre littéraire

« Partance » (1889), recueil de poésies provençales

« Blé de lune » (1900), souvenir de ses amours avec Jeanne de Flandreysi (2)

« Babali » (1910), raconte des amours entre un gardian et une teinturière d'Avignon

« Le taureau » (1924), hommage à la Camargue

« Sous la tiare d'Avignon » et « Le rosaire d'amour » (1935), poésies

Folco, ses combats

Il a toujours essentiellement pris parti pour les minorités oppressées.

Ainsi, il a bataillé pour les « boeurs », les indiens d'Amérique, les vignerons du Languedoc, les poilus en 1915 (il fut interné pour propos soi-disant antimilitaristes et risqua le peloton d'exécution), les gitans, les Républicains Espagnols...

En dehors de cela, ses combats furent nombreux… contre les projets d'assèchement de l’Etang du Vaccarès, l'installation d'une ligne téléphonique vers les Saintes, les exercices de tirs d'avions en Camargue.

Il fut pour la création d'une réserve naturelle, pour le maintien des courses de taureaux, pour la création d'un culte officiel de Sarah envers l'Eglise, Et combien d'autres...

Et pour finir...

L’anecdote qui suit, nous fait mieux comprendre ce que furent véritablement la nature profonde et l'esprit du Marquis.

Un jour, il fut convié à mener une abrivado à Baillargues, par les « Blancs », soit les Royalistes. Mais, les « Rouges », c'est-à-dire les Républicains, firent tout ce qu'ils purent pour entraver cette réjouissance.

Ainsi, lorsque le Marquis, ses gardians et ses taureaux se présentèrent à l'entrée du village, ils furent assaillis par une foule déchainée de « Rouges ». Ceux-ci firent tant que les taureaux s'échappèrent.

Aidés par les « Blancs », les cavaliers purent rassembler les bêtes ; mais les « Rouges », une fois de plus, les empêchèrent d'entrer ; tant et si bien, que « Rouges » et « Blancs » finirent par se taper dessus les uns les autres.

Ce fut la débandade générale.

Le Marquis, excédé par cette querelle, se leva droit sur ses étriers, le trident en main, et, s'adressant aux uns et aux autres, leur dit :

« Les taureaux ne sont ni rouges ni blancs ; ils sont noirs !!! Alors, vous les voulez ou vous ne les voulez pas ? ».

Cette sentence fit l'effet d'un tonnerre du diable. Tous, stupéfaits s'arrêtèrent bouche-bée. Puis, surprise passée, les antagonistes, rassemblés dans une même foi, assistèrent à l'abrivado en criant :

« Vive le Marquis !!! ».

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Renvois

(1) Roure : Chêne.

(2) Jeanne de Flandreysi : née en 1874 à Valence. Femme de lettres et journaliste, elle fut une passionnée de culture Provençale et grande amie de Mistral.

En Mars 1908, Folco, alors à Lyon, croise une femme vêtue de soie et aux yeux de velours ; il fut fasciné par sa beauté.

Au mois d'avril de la même année, un film est tourné, consacré à « Mireille ». Folco est chargé par Mistral, des scènes camarguaises et Jeanne de superviser l'ensemble.

Ils ne se connaissent pas alors.

Au mois de mai, tous les protagonistes du film se rassemblent et là, Folco retrouve cette belle inconnue qu'il n'a pas oubliée ; subjugué par cette femme superbe, surnommée « la tant poulido », il l'invite au Mas de l'Amarée au mois de juillet.

Là il va connaître la plus grande passion amoureuse de sa vie. Au-delà, Jeanne fut son égérie littéraire et leur amitié, après la passion, demeurera profondément sincère.

(3) Henriette Dibon : dite « Farfantello » (illusion, mirage) née en 1902 en Avignon. Destinée à être professeur d'Anglais, elle voua sa vie à la langue Provençale et au maintien des traditions. Un moment journaliste, elle fut également écrivain.

Elle fut disciple du Marquis, qui, avec la création de la « Nacioun Gardiano », voulut créer un nouvel ordre de chevalerie. Mais, aux chevaliers, il faut une « Dame ». Henriette s'en chargera en fondant, grâce à l'aide de la Comtesse d'Adémar, « Le Ruban de Provence », afin d'accompagner les cavaliers.

Avec cela, elle accomplissait le vœu du Marquis : rassembler Avignon et la Camargue, ses deux grandes passions.

(4) Simbèu : littéralement « symbole ».

Commentaires (3)

1. Clémençon Christian 28/12/2015

Bonsoir, je réponds à Colette Barbé : il y a eu des alliances entre les deux familles qui se fréquentent toujours. A propos du Marquis, vous pouvez vous procurer l'ouvrage de mon oncle, Jean des Vallières, "le Chevalier de Camargue" qui complétera l'excellent travail de Jacques BONAMY (vous pouvez trouver ce livre d'occasion sur Internet).
En espérant avoir pu vous apporter quelques informations.

2. Jacquet Didier (Webmaster) 20/12/2015

Personnellement je ne peux pas répondre à votre question, n'étant pas l'auteur du récit !!!

3. barbé colette 20/12/2015

j'ai été très intéressée par votre récit concernant la famille de Baroncelli. Je suis depuis plusieurs années passionnée par cette histoire et je connais bien Pierre Aubanel qui poursuit la tradition familiale. Vous parlez de la comtesse d'Adhémar ! a-t'elle une relation avec la famille de Lionel de Bismard qui était un ami, et je sais que sa maman était habillée en Arlésienne, et son portrait se trouve au Musée Arlaten ?

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