Billet d'Humeur... Un rêve de Gaga par Olivier Pince

 Un rêve de « gaga »... 

par Olivier Pince

Je ne pensais pas reprendre la plume depuis mon dernier billet publié il y a exactement un an. A ce moment-là, c’était dans l’espoir de contribuer, à mon petit niveau, à créer une forte mobilisation de la part des aficionados, suite au sabotage infâme subi lors de la finale de « Graines de Toreros » dans les arènes de Rodilhan.

Le grand rassemblement qui eut lieu quelques jours après, autour de la statue de Nimeño II sur le parvis des arènes de Nîmes, fut l’illustration flagrante que l’aficion française dans son ensemble sait se prendre en main pour défendre sa culture et contrer de la manière la plus responsable qui soit les assauts incessants de ceux qui veulent voir disparaître la tauromachie de notre territoire.

Cela fait un an également qu’une poignée de bouillarguais « fadas » de toros et de la fiesta brava, a commencé à poser les fondements de cette journée évènementielle qui s’est déroulée le samedi 6 octobre 2012 dans « Lou plan di bioù André Dupuis ».

Les Gagas

Il y a eu d’abord ce concept très novateur s’il en est... composer une novillada concours sans picadors avec six ganadérias de six « encastes » différentes regroupant trois élevages du sud-ouest - Malabat, Le Lartet et Alma Serena, et trois du sud-est, François André, Roland Durand et Pages-Mailhan.

Imaginez… Un an de travail d’investigation, de rencontres, de visites dans les ganaderias du coin et au fin fond du sud-ouest, puis démarcher des sponsors, subventions et j’en passe. Et tout cela avec le soutien sans faille de certains membres de la municipalité de Bouillargues, dont Denis Calvié, le Premier Adjoint, grand aficionado devant l’éternel, et faisant partie des initiateurs de ce projet.

Cette journée allait consacrer, au bout de onze années d’existence, le rêve de ces « gagas », comme les a qualifiés leur Président Thierry Allez lors du discours à la salle de la « Bergerie » et dont il fait bien sûr partie, qui ont créé la Peña Taurina « La Embestida » afin de promouvoir les acteurs de la tauromachie française à travers diverses manifestations effectuées tout au long de l’année, fiesta campera, visites d’élevages, journée au campo, déplacements organisées dans les férias alentours, etc…

Une organisation exemplaire et une communication très efficace, article sur le journal, affiches placardées de partout, plusieurs milliers de « flyers » distribués, Sites Internet, Facebook, émission de télévision, réunions de présentation de la journée avec d’autres club taurin, ont réussi à attirer une foule impressionnante aux arènes de Bouillargues, que ce soit dès le matin à la capéa, à midi à la salle de la « Bergerie » où plus de 280 personnes ont pu déguster une succulente paella, et enfin l’après-midi où, au moment du paseo, les arènes étaient pleines à craquer !!! Alors que nous avions plutôt l’habitude d’observer ce genre d’affluence durant les « toro-piscine » de la fête votive.

Et le résultat fut à la hauteur des attentes… Les novillos, d’une présentation irréprochable, furent de qualités inégales – ce qui était aussi tout l’intérêt de cette novillada – mais toréables, comme l’a précisé le chroniqueur taurin connu du « mundillo », Paul Hermé, qui a dès le lendemain affiché un édito et une chronique dithyrambiques à plusieurs titres concernant cette journée (voir le site TOROFIESTA.com).

Quant au novilleros présents au cartel, ils se sont donnés à fond, chacun en fonction de leurs possibilités. Nous retiendrons la volonté de Bastien Roulier qui a joué de malchance en se faisant blesser – sans gravité heureusement – par le pensionnaire d’Alma Serena sorti avant-dernier, les beaux gestes de Joao Machado, et le grand potentiel de l’invité de dernière minute, Louis Husson, le lauréat du jour côté novillero, qui a su mettre en valeur ses connaissances techniques en les alliant de gestes gracieux et épurés. Il a remplacé Abel Robles, initialement prévu au cartel et qui a dû décliner l’invitation pour des raisons personnelles.

Paul Hermé a également noté au début de sa chronique : "Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître !"... on ne saurait mieux dire ; par ailleurs, il a précisé un fait de grande importance :

« A noter deux éléments importants à verser au dossier de cette journée réussie : un prix unique de 10 € et le fait que cette journée taurine a été totalement financée avec l’aide des sponsors et n’a pas coûté le moindre euro aux contribuables. Que les antis qui me lisent régulièrement en prennent bonne note !!! »  

A la fin de la journée, la remise des prix et la soirée festive qui ont suivi furent surtout l’occasion de remercier toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration et à l’excellente conduite de ce pur moment d’aficion qu’on peut désormais qualifier d’historique pour notre village, et qui en appellera sans doute d’autres.

Une journée dont on peut tirer aussi une leçon simple, certes, mais qui est une philosophie de vie qui doit guider nos pas au jour le jour ; cette leçon qui veut que…

C’est en croyant fort en ses rêves qu’un jour on y parvient…

Alors bravo encore les « gagas » !!!

Et merci…

Hasta pronto !

Commentaires (2)

1. Isabel 16/10/2012

MEEERRRCIIIII !!!

2. Thierry 14/10/2012

Ben, je ne sais pas quoi dire... Ah si, MERCI
NB : Je tiens juste à rajouter que tu as fait partie intégrante de cette réussite...

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau