La peur du vide

 La peur du vide

par Olivier Pince

La nuit sans ombre, théâtre des diables et des sacrifices muets,

Regorge d’esclandres dès la flamme allumée.

Et ces larmes qui brillent sur les joues des enfants,

Pèsent plus lourd que des mots oubliés dans les tourbillons du vent.

Savoir ton âme si tôt montée dans les cieux,

Rappelle combien nous sommes à mille lieux

D’imaginer que cela peut survenir à tout instant,

Pour nous empêcher d’affronter l’épreuve du temps.

Tenir les rênes des intérêts d’une population

A su devenir chez toi une passion.

Ta présence permettait que l’on se rassure

Que les difficultés rencontrées tu les aurais à l’usure.

Sans fard, sans emphase et avec panache,

Tu irais au bout de tes projets en poursuivant les tâches

Que les bouillarguais t’ont confiées le cœur plein d’espoir,

Te désignant  premier magistrat, toi, l’homme de terroir.

Travailler, tempérer, rester à l’écoute de tous ces gens

Avec qui tu discutais en dégustant pains ou croissants,

Que tu allais prendre, simplement, tous les matins

Restant toujours le même, toi, l’homme de terrain.

Mais te voilà disparu… Ta famille, tes amis et Bouillargues perdent leur guide.

Tu nous plonges dans une tristesse profonde… et dans la peur du vide.

Commentaires (2)

1. Tinou 30/11/2009

Oui quelle tristesse...
Un homme qui faisait ce qu'il disait ; avenant, toujours présent au coeur de son village.
Il nous laisse seuls, voir Bouillargues évoluer...
En espérant qu'il verra le résultat, là haut dans ces nuages
Au revoir Monsieur le Maire.

2. pascale 29/11/2009

Tellement vrai, tu nous manques Marc, que la vie est injuste.........

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