Billet d'humeur... Réhabilitation !!!

 

 Réhabilitation !!!

par Olivier Pince

En ce début de saison 2009, serait-on en train de vivre un nouveau basculement dans les mentalités taurines des afeciounas ?

Le Trophée Taurin et la Fédération s’échinent à vouloir inutilement retarder le commencement de la compétition sous prétexte d’« hyper-protection » des taureaux et d’imposer aux jeunes raseteurs du Trophée de l’Avenir l’adoption des points aux seules ficelles levées.

Quelle bêtise affligeante ! Ils ne parviendront qu’à obtenir l’inverse de ce qu’ils espéraient au départ.

On a déjà pu observer qu’aux principaux attributs (cocardes et glands), ils rasètent au moins deux fois plus vite, avant de s’arrêter tout net quand les ficelles sont encore pleines.

Ce règlement pitoyable va en dépit du bon sens !

Et puis, pourquoi n’ont-ils pas essayé d’imposer cela aux Trophée des As ? Auraient-ils peur ?

Mais non ! Pour faire passer la pilule, ils vous diront qu’à ce niveau, les taureaux ont acquis suffisamment de maturité pour supporter la pression des hommes. La pression de huit, dix ou douze raseteurs… seulement…

Pauvre petits taureaux, si inoffensifs…

Dimanche 5 avril, j’ai longtemps hésité. Je ne savais pas si j’allais en Arles ou opter pour la proximité, c’est-à-dire aller à Manduel pour assister à une course du Trident d’Or. Finalement, c’est vers cette dernière que s’est orienté mon choix.

La course en elle-même fut globalement bien sympathique, mais fut en partie gâché par un président de course zélé - et c’est loin d’être le seul ! - dictant aux raseteurs comment ils devaient se comporter : « On ne court pas derrière le taureau », « On laisse le taureau se déplacer », « On se calme », … et nia nia nia et nia nia nia !!!

Ça devient vraiment fatiguant à entendre…

Probablement, fut-il déçu de constater qu’un raseteur garde toujours en ligne de mire l’attribut qu’il cherche à ravir. C’est sa raison d’être en piste. Et cela, depuis la nuit des temps. Au nom de quoi cela devrait-il changer sous prétexte d’une supposée inexpérience des taureaux qu’ils ont à affronter ?

Pendant ce temps, à une trentaine de kilomètre de là, un cocardier n’a nullement eu besoin qu’on lui dicte les règles.

Arles dimanche 5 avril...
Andalou de la manade Espelly-Blanc sur Christophe Clarion
(photo Jean Mansuy)

Les règles, c’est Andalou, de la manade Espelly-Blanc, qui les a fixées. Finalement, ce n’était peut-être pas la peine de faire le déplacement en Arles pour constater ce que personnellement je savais déjà depuis longtemps et que certains chroniqueurs du magazine hebdomadaire « Le Cocardier » et sûrement tant d’autres, semblaient découvrir…

Andalou est un grand cocardier…

« Oh ! C’est pas vrai ! »

Il était temps qu’ils s’en rendent compte… et de constater l’incompétence de certains membres de la commission de Trophée Taurin qui n’ont pas dénié lui accorder la moindre voix pour le vote du Bioù d’Or, l’année dernière. 

Il a été le patron. Il a réalisé une course parfaite, d’une maîtrise totale. Et quelle que soit la presse que l’on lit, elle est unanime !

Que ce soit sa tenue de piste, ses anticipations fulgurantes, en guise de réponse aux sollicitations du peu de raseteurs qui ont osé le passer, ses déplacements opportuns, etc, etc…

Il n’y a rien à redire, à part peut-être qu’il s’impose d’entrée comme le favoris pour l’attribution du Bioù d’Or pour cette saison 2009.

Concernant Andalou, je citerai « Le Cocardier » :

« Etant un des rares taureaux à vraiment pousser les hommes à réfléchir avant de s’engager, Andalou est utile pour la Course Camarguaise car son intelligence et son sens du combat obligent  un travail de qualité de la part du raseteur l’affrontant. Les prochaines courses d’Andalou sont à suivre avec grande attention car il pourrait être la surprise de cette saison 2009 »

De mon point de vu, cela n’a rien d’une surprise…

Ah oui, au fait, j’ai failli oublier… le 22 mars dernier dans les arènes de Vauvert, Yvan, de la manade du Pantaï, à fait comprendre lui aussi à l’afecioun tout entière qu’on pouvait aussi largement compter sur lui.

Sa rapidité et ses anticipations « monstrueuses », firent sensation… n’est-ce pas Benjamin ?

Et avec eux, j’associerai aussi Coyote de la manade Caillan, ou bien encore Pasteur de la manade Fabre-Mailhan…

Quel bonheur de revoir des purs cocardiers sous les feux de la rampe !

Le monde de la bouvine va-t-il enfin réhabiliter leurs qualités et leurs valeurs pour les hisser à la place qu’ils méritent, c’est-à-dire, au sommet ?

Ce serait mon vœux le plus cher en tant qu’afeciouna…

A suivre…

Commentaires (1)

1. lefadadu34 (site web) 14/04/2009

j'arrête pas de le dire et pas que moi que des tautreaux comme Yvan, Andalou ... devraient avoir le Bioù d'or car je pense qu'il est plus difficile de s'adapter à un taureau qui anticipe et qui ne laisse rien passer plutôt qu'à un taureau qui n'a que "le seul" coup de barrière pour faire peur mais je ne dénigre ni l'un ni l'autre je demande simplement une équité bravo pour cette réfléxion

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